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Des stars sans fard et sans retouche dans Elle

10 avr

Dernièrement je m’inquiétais de l’utilisation à outrance des retouches photos dans tous les magazines féminins.

Aujourd’hui je salue l’initiative de Elle et le "courage" des 8 stars qui ont accepté de poser sans fard ni retouche dans le Elle du 11 avril (mais j’ajoute un bémol en fin d’article).

Ainsi, Monica Belluci, Eva Herzigova, Sophie Marceau, Karin Viard, Chiara Mastroiani, Anne Parillaud, Inès de la Fressange et Charlotte Rampling ont posé devant l’objectif du célèbre photographe Peter Lindbergh.

Il est certain que le fait que ces photos soient réalisées par ce grand photographe a influencé leur motivation à jouer le jeu. D’ailleurs Monica Belluci a dit à son propos : "Je sais ce qu’il fait sortir de moi, mon italianité. Ses photos, ondirait des images sorties d’un film de Rossellini. Il va très haut,Peter."

Le Elle de demain aura 3 couvertures différentes :

Monica_Belluci
Sur cette photo, on voit bien que Monica n’est absolument pas la même que
dans les annonces Dior.
Ou comment tuer la crédibilité d’une campagne de pub :P

Eva_Herzigova

Sophie_Marceau

Bon honnêtement je trouve qu’elles ont vraiment des têtes fatiguées sur ces photos.
Évidemment le fond gris et les couleurs de leurs vêtements y sont pour quelque chose.

J’ai hâte de voir si on trouvera des photos dans d’autres contextes dans le magazine mais j’aurai préféré les voir se faire photographier dans un cadre "normal" comme assises dans un canapé par exemple ? Et avec des vêtements cool mais pas forcément "sac à patate" comme c’est le cas.

Au lieu de nous montrer ce qu’est la beauté au naturel, Elle nous montre la soi-disant "beauté vérité".

Encore une fois Elle se fout un peu de nous, non ? Et pourquoi ?

Pour nous montrer que sans maquillage on a vraiment une sale tête ?

Pour nous faire croire que les femmes qui ne se maquillent pas ne portent que des vêtements aux couleurs tristes et cherchent à cacher leur féminité ?

Ce n’est vraiment pas comme ça que je vois la beauté au naturel.

Bravo Elle, de continuer à faire dans le cliché permanent*…

Et vous ? Que pensez-vous de cette initiative ?

* Pour ceux qui se demandent de quoi je parle, n’hésitez pas à aller faire un tour du côté de chez Caro pour lire ses grandscris du lundi

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Zones Humides : du trash sans intérêt

16 mar

Zones_humidesL’agence Sixandco m’a récemment proposé de recevoir le livre "Zones Humides" de Charlotte Roche.
Je n’en avais jamais entendu parler donc je me suis rapidement renseignée sur le sujet.

Après quelques recherches sur le net, j’ai appris qu’il s’agissait d’un best seller en Allemagne, pays de son auteur (animatrice télé sur Arte), où il a été vendu à plus d’un million d’exemplaires d’une part, et d’autre part qu’il avait été l’objet d’une grande polémique.

Tu m’étonnes.

En effet, le livre raconte l’histoire d’Hélène qui se retrouve hospitalisée à la suite d’une fissure anale qu’elle s’est fait en se rasant l’anus. Bon déjà il y a plus ragoûtant comme pitch.

L’histoire se passe sur quelques jours, le temps de l’hospitalisation d’Hélène. Elle se fait opérer de l’anus au début du livre et sa sortie est conditionnée par sa capacité à aller à la selle. Tant qu’elle n’y sera pas allée, le médecin ne la laissera pas rentrer chez elle.

Et ça l’arrange bien de ne pas rentrer chez elle car elle veut absolument remettre ensemble ses parents qui sont divorcés. Elle espère donc pouvoir les réunir dans sa chambre d’hôpital lorsqu’ils viendront lui rendre visite.

Rien de bien trash dans tout ça me direz-vous. En effet, mais en fait pendant tout le temps de sa convalescence, Hélène nous raconte son rapport avec son propre corps, ses pratiques anti-hygiéniques et sexuelles.

Et croyez-moi, c’est vraiment dégueu, il n’y a pas d’autres mots. J’ai limite eu des hauts le cœur à certains passages.
Ils sont tous plus crades les uns que les autres mais je crois que celui qui m’a le plus marqué est quand elle explique que sa mère lui a toujours dit de ne pas s’asseoir sur la cuvette des toilettes publiques et que du coup, afin de la contredire, rien ne l’enchante plus que de se frotter le sexe sur le pourtour de la cuvette à chaque fois qu’elle va dans des toilettes publiques… et plus elle est sale, plus elle éructe de plaisir.
L’héroïne du roman est clairement bloquée au stade anal où elle recherche le total contrôle de son corps et de ses sécrétions,  afin de systématiquement contredire sa mère qui est très attentive à l’hygiène.

Beaucoup de critiques disent que ce livre est un pamphlet contre notre société complètement aseptisée, qui rejette ses propres saletés corporelles, et bla et bla et bla.

Mouais.

Je pense plutôt que si on en est arrivés là niveau hygiène c’est qu’il y avait des raisons : les odeurs, les bactéries, les maladies…
Après que certains soient plus obsédés que d’autres, certes, chacun son propre niveau de tolérance mais honnêtement concernant le livre j’ai envie de dire que trop de trash tue le trash.
Par moment, il s’agit d’une telle énumération de pratiques plusrépugnantes les unes que les autres que j’ai trouvé que cela n’avaitaucun intérêt pour l’histoire.

Charlotte_RocheCe qu’en dit l’auteur :

«Les femmes sont obsédées par la propreté et par l’idée de sedébarrasser de toutes les excrétions de leur corps et de leurs cheveux,explique Charlotte Roche.Alors j’ai voulu écrire sur les parties du corps humain qui dégoûtent.Les morceaux qui puent. Le jus du corps féminin. Pour raconter cettehistoire, j’ai créé une héroïne qui a plein d’idées pour s’occuper deson corps – quelqu’un qui n’a même jamais entendu parler de cette idéequi veut qu’une femme est censée sentir bon entre les jambes. Un espritlibre…» (source 20 minutes)

Je l’ai lu jusqu’au bout pour savoir la fin, pour savoir si justement toute cette énumération allait nous mener quelque part, un coup de théâtre, je ne sais pas… et en fait non.
L’explication réside en partie dans le fait que l’héroïne a des problèmes relationnels familiaux. Y-a t-il un lien de cause à effet ? Je pense que oui mais bon, il n’était peut-être pas nécessaire de pousser le vice aussi loin.

Je dois cependant avouer qu’une réplique de la toute dernière page m’a beaucoup fait rire (on va dire que c’est le seul moment du roman où j’ai vraiment ri de bon cœur à une vanne un peu grasse).

Pour faire monter la polémique, on apprend dans le communiqué de presse que :
– L’histoire d’Hélène Memel, serait autobiographique à 70%.
– L’auteur a interdit à ses parents de lire son livre et espère que sa fille ne le lira jamais.

Le petit journal dit que "Selon l’enquête du magazine Stern publiée le 22 avril 2008, les acheteurs sont des femmes entre 20 et 30 ans, des hommes de plus de 50 ans et des jeunes couples."

Les hommes de plus de 50 ans. LOL.

En bref, je pense que "Zones Humides" est un livre qui se lit par curiosité (ce qui fut mon cas) et qu’il ne faut pas forcément essayer d’y entrevoir plus que ce qui est écrit.

En tous cas, une chose est sûre : si jamais je devais rencontrer l’auteur, JAMAIS je ne lui serrerais la main !!! :D

PS : Si ça vous dit, Sixandco a créé un blog à l’occasion de la sortie du livre en français : zones-humides.fr
Il  s’agit en fait du blog d’Hélène dans lequel on retrouve des extraits du livre mis en scène en images et en vidéos…

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Dérives Photoshop : bientôt toutes androïdes ?

13 mar

Dérives Photoshop : bientôt toutes androïdes ?

Grrr, je suis énervée !

Ce mois-ci j’ai acheté mes magazines féminins préférés (Marie-Claire, BIBA et Glamour) et qu’y ai-je découvert ?

Des pubs tellement retouchées que les femmes qui figurent dessus n’ont plus rien d’humain ! Non mais il faut se calmer les graphistes excités du Photoshop là !!

Petit florilège de ce qui m’a mis en rogne :

Tout d’abord, Anne Hathaway pour le parfum Magnifique de Lancôme. C’est bien simple, heureusement que je sais que c’est elle l’égérie car je ne l’avais pas reconnue  !

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La lumière est telle qu’elle lui gomme (entre autres) pratiquement toute la lèvre supérieure (la bouche étant pourtant une des caractéristiques principales d’Anne), si bien que ça lui donne un visage bizarre, vous ne trouvez pas ?

Anne aux Oscars 2009 :

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Ensuite, Monica Bellucci dans l’annonce pour Poison de Dior :

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Pareil, son visage est tout lifté, beaucoup trop illuminé, les arêtes de son nez sont gommées,  il n’y a aucun relief… si bien qu’elle ne se ressemble plus !

Monica en janvier 2009 :

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Et enfin, celle qui m’a le plus CHOQUEE, l’annonce Biotherm pour Celluli laser :

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Je n’ai pas grand chose à reprocher sur le haut de son corps mais avez-vous remarqué ses fesses ???
Elle n’en a pratiquement plu !! Le repli naturel qui existe sous les fesses de n’importe quelle femme même très mince a quasiment disparu !!!

Je ne comprends pas comment on peut en arriver là pour vanter les mérites d’un produit contre la cellulite. Les marques créent des femmes qui n’existent pas en espérant qu’on s’identifie à elles ??

Je déteste la manière dont les peaux sont systématiquement liftées et enluminées de telle manière que cela procure un éclat à la peau quin’existe pas ! J’ai l’impression de voir des androïdes !

Le débat sur Photoshop et ses abus existe depuis longtemps, je le sais bien mais honnêtement, j’ai l’impression que ces gros abus étaient quand même plus rares auparavant et que malheureusement ils sont en train de devenir la norme…

Et bizarrement, cela me choque d’autant plus venant d’une marque comme Biotherm que je considère comme « proche » (donc humaine) que de la part ‘une marque comme Dior qui véhicule une image plus inaccessible…

Voilà, c’était le coup de gueule du vendredi !

Bon week-end à vous ! ;)

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Du respect des transports en commun

18 nov

Bonjour les amis,
aujourd’hui, deux petites anecdotes :

La scène se passe il y a 2/3 ans. Je suis assise dans le métro quand une femme âgée d’une trentaine d’années vient s’asseoir en face de moi. Elle se met à éplucher une clémentine et entreprend de consciencieusement déposer toutes les épluchures par terre sous son siège.
Je la regarde consternée et si cela me brûle les lèvres, je n’ose dire un mot. Puis elle s’essuie avec un mouchoir qu’elle dépose également sous son siège. Elle me regarde la fixer mi-ébahie / mi-furieuse devant tant d’incivilité et me demande "il y a un problème ?" d’un air mauvais.

A ce moment je n’ai qu’une envie : lui balancer tout ce que je pense de ce qu’elle est train de faire, de lui demander pour qui elle se prend de salir ainsi les transports en commun dont la particularité est d’être en commun justement donc que le minimum est de les respecter, etc, etc…
Mais je ne le fais pas. Je fait ma lâche (elle fait mon double en poids) et préfère éviter le conflit… Je suis mal, je ne sais même plus où regarder, j’ai envie de changer de place tellement elle me dégoûte mais je me dis que non ça lui ferait trop plaisir (je délire peut-être un peu d’ailleurs). Elle descend 2/3 stations après.

Plusieurs années après cette histoire me "hante" encore car je m’en veux de ne pas avoir osé lui dire ses 4 vérités…

Nouvelle scène qui se passe la semaine dernière dans le métro également. Une femme d’une bonne cinquantaine d’années est assise en face de moi dans un "carré" de 4 sièges, côté couloir. Elle farfouille dans son sac et son stick à lèvres s’en échappe et part rouler un peu plus loin en passant sous mon siège. J’essaie de le rattraper mais il est trop loin et elle me dit "laissez, laissez, de toutes façons il est fini".
Cette remarque m’interpelle. Quand bien même il est fini, je pense qu’elle peut bien aller le ramasser plutôt que de le laisser rouler dans le wagon…
Deux secondes plus tard un homme assis un peu plus loin le lui ramène. Elle lui dit avec un sourire :  "merci mais ce n’était pas la peine" et se retrouve bien embêtée avec son stick vide dans la main. Puis je la vois se pencher sur le siège côté fenêtre pour essayer de caler son stick vide entre le siège et le mur du wagon.

Cette fois-ci je me lance :

- Vous savez il y a des poubelles.
- où ?
me répond t-elle d’un air étonné en cherchant autour d’elle.
- sur les quais.
- ah oui merci
m’a t-elle répondu d’un air mi-incrédule / mi-honteux...

Puis elle a gardé son stick et est descendue à la station suivante.

Cela m’a fait un bien fou d’oser dire ce que je pensais cette fois-ci !

N’empêche, ces deux histoires me sidèrent.
On trouve parfois les wagons du métro dans un tel état de saleté, avec des papiers, des emballages, des épluchures, qui trainent partout… et on ne soupçonne jamais que des adultes lambda en soient les responsables (enfin pour ma part je pensais ça). On a tendance à se dire que ce seuls des "djeuns" sont capables d’un tel comportement.

Et pourtant… ces deux histoires prouvent bien qu’il n’y a pas que les jeunes qui ne respectent rien…

(ne parlons même pas de ceux qui osent se couper les ongles dans le métro… c’est bien simple, rien que le bruit du coupe-ongle me donne des haut-le-coeur ! Purée mais c’est un truc intime quoi, on ne sème pas ses déchets corporels dans les transports en commun !!)

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