Il y a peu j’ai vu mon premier film de Godard. Et même que je l’ai vu au cinéma et ça c’était cool :)
Pour la sortie du coffret « Fiction » de 10 DVD de Jean-Luc Godard, Gaumont a invité une poignée de blogueurs à venir voir « Bande à part ».
Je ne connaissais rien à la Nouvelle Vague avant de voir ce film et je n’avais donc jamais vu de Godard de ma vie, je savais vaguement qu’il était le réalisateur du Mépris avec Brigitte Bardot et puis c’est tout.
Bande à part (qui date de 1964) c’est l’histoire de 2 jeunes hommes, Arthur (Claude Brasseur) et Franz (Sami Frey), qui suivent des cours d’anglais avec une jeune fille, Odile (Anna Karina).
Aujourd’hui je viens vous parler d’un film que j’ai eu le privilège de voir, non pas en avant-première, mais carrément pas fini !
Tout a commencé en mai à la fin de la projection des Meilleurs Amis Du Monde chez Gaumont. François nous a montré une vidéo promotionnelle pour un film d’action français qui allait sortir cet hiver, en nous promettant de ne pas en parler.
Cette vidéo était destinée à être diffusée lors d’événements professionnels pour promouvoir le film. C’est à dire que ce n’était pas vraiment une bande-annonce mais plutôt une version très accélérée du film (5 min) avec du coup quelques spoils. Ça nous a carrément mis l’eau à la bouche et bien que pas forcément fan des films d’action français, j’avais hâte de pouvoir le voir !
Ce fut donc le cas cet été, dans sa version pas finie.
Ce film c’est « A bout pourtant ». Le nouveau film de Fred Cavayé qui a notamment réalisé « Pour elle ». En têtes d’affiche on retrouve Gilles Lellouche (qui devient un peu incontournable ces derniers temps dans le cinéma français), Roschdy Zem et Gérard Lanvin.
Préambule :
La raison qui fait que j’ai pour habitude d’assez peu écrire malgré le fait que j’ai toujours plein de choses à vous dire vient du fait que je suis trop perfectionniste, que je me relis beaucoup, que j’essaie de toujours faire des billets construits avec intro, développement et conclusion au lieu de laisser vagabonder mon esprit… j’ai décidé d’arrêter de faire ça, car c’est clairement contre-productif et frustrant pour moi (et peut-être chiant pour vous) donc ce billet est le premier rédigé d’une traite sans trop de relecture, au feeling. J’espère que je ne vais pas vous perdre au milieu car il est assez dense…
Je précise que je l’ai rédigé hier soir, le 10 mars.
Fin janvier, il y a un petit bout de temps maintenant, j’ai eu le privilège grâce à Pingoo de pouvoir assister à une projection privée du film de Roselyne Bosch, La Rafle, qui est donc sorti hier.
Je pense que vous en avez tous entendu parler, La Rafle est un film sur la rafle du Vel d’hiv qui a eu lieu le 16 juillet 1942, lorsque plus de 13000 Juifs ont été enlevés pour être emmenés dans des camps de concentration.
Pour la distribution « connue » : Gad Elmaleh, Mélanie Laurent et Jean Reno jouent dedans.
Comme dab, plus le sujet me touche moins je vous en parle (si vous saviez le nombre de brouillons en stock, sur des sujets dont je meurs d’envie de poster des billets… bref). Et donc Mary et Max que j’ai eu la chance de voir en avant-première il y a 3 semaines maintenant en fait partie.
Si je m’étais juste arrêtée au fait qu’il s’agit d’un film d’animation en pâte à modeler (façon Wallace et Gromit ou encore Chicken Run), je ne serais jamais allée le voir car je n’aime pas ce type d’animation à la base.
Mais en regardant la bande-annonce, on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un film d’animation comme les autres.
Déjà au niveau des couleurs. Le monde de Max est gris et le monde de Mary est marron. Hormis les camaïeux de ces couleurs et du rouge, aucune autre couleur n’est présente dans le film.
Ensuite au niveau de l’histoire :
Mary est une petite fille solitaire de 8 ans qui habite en Australie et Max est un obèse de 44 ans qui vit à New York et qui est atteint du syndrôme d’Asperger (une forme d’autisme).
Par le fruit du hasard, ces deux là vont se mettre à s’écrire des lettres pendants une vingtaine d’années.
Je ne suis pas trop pour les bande-annonces mais en ce qui concerne ce film, je vous conseille vraiment de la regarder pour vous imprégner de l’ambiance si particulière et attachante du film qu’il est difficile de retranscrire en mots :
Pourquoi il FAUT aller le voir si ce n’est pas encore fait :
Tout d’abord parce que c’est un ovni.
Il y a peu de chances que vous ayez déjà vu un film comme celui-là tant au niveau de la réalisation que de l’ambiance ou de l’histoire.
Les couleurs, ou plutôt le peu de couleurs, ainsi que tous les petitsdétails en font même un film à revoir plusieurs fois pour capter toutesles subtilités. (par exemple à un moment il y a une scène dans un cimetière et le nom du réalisateur est écrit sur une des pierres tombales)
Ensuite pour le scénario, inspirée de la vie du réalisateur, Adam Elliot, qui entretient donc une relation épistolaire depuis qu’il a 17 ans avec un correspondant atteint du syndrome d’Asperger. Ce dernier a d’ailleurs vu le film.
Nous avons eu la chance de discuter avec lui lors de l’avant-première et il nous a expliqué qu’il n’avait cependant pas envie de le rencontrer, que cela pourrait changer leur amitié.
Il a aussi beaucoup insisté sur le fait que ce film n’avait vraiment rien à voir avec les superproductions de Pixar. Il lui a en effet fallu 5 ans pour réaliser Mary et Max. Et bien que les voix des personnages soient celles d’acteurs connus (Toni Colette, Philip Seymour Hoffman et Eric Bana), ces derniers ne sont pas mis en avant, on ne découvre leur nom qu’au générique de fin.
Enfin pour la poésie dont est empreint tout le film.
C’est un film avec des passages assez tristes, parfois durs même, mais aussi des passages très drôles.
Certains sont ressortis de la projection avec une impression de tristesse, personnellement j’en suis ressortie plutôt avec un sentiment d’optimisme par rapport à la vie… (que je ne saurais trop expliquer).
C’est l’histoire de 2 vies avec leurs hauts et leurs bas et c’est simplement une jolie histoire qui ne laisse pas indifférent qu’on apprécie ou pas le film.
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