Australie : Uluru et les Kata Tjuta

Avec l’opéra de Sydney et la Grande Barrière de Corail, Ayers Rock (ou Uluru, son nom aborigène) est un des symboles de l’Australie.
Il a toujours fait partie des endroits dans le monde que je voulais absolument voir. C’est le genre de lieu où l’on va une fois dans sa vie, d’une part parce que ce n’est pas la porte à côté (c’est peu de le dire) et d’autre part parce que ce n’est pas le genre de lieu qui change vraiment après quelques années. Une fois qu’on l’a fait on peut cocher la case et puis c’est tout.

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Sauf que j’ai eu l’occasion d’y aller en 2014 lors de mon 2ème voyage en Australie mais j’y suis également retournée cette année lorsque Marie est venue me voir maintenant que j’ai déménagé à Sydney. Les 2 fois j’y suis allée début janvier, en été, quand il fait le plus chaud et qu’il y a plein de mouches, soit précisément à la période que les guides ne vous recommandent pas si vous n’aimez pas les grosses chaleurs (on se parle de plus de 40 degrés). Personnellement, j’adore, je crois que je suis faite pour ces chaleurs extrêmes, mais je sais que nous sommes peu dans ce cas.

Pour autant, ces 2 voyages ont été différents car je n’ai pas fait les choses de la même manière. C’est ce qui va rendre ce retour d’expérience intéressant pour vous si jamais vous voulez vous y rendre un jour. J’ai donc testé pour vous : Uluru/Kata Tjuta par moi-même en séjournant à l’Ayers Rock Resort et en louant une voiture la première fois, et Uluru/Kata Tjuta et Kings Canyon dans un tour organisé pour la deuxième fois.
Je mélange les photos des 2 années dans cet article. En les regardant je me suis aperçue que la végétation était beaucoup plus florissante en 2014 que cette année…

Quelques détails pratiques pour commencer :

Uluru c’est où et comment on y va ?

Uluru est donc un très gros rocher orange situé en plein milieu de l’Australie, dans ce qu’on appelle le Red Center (Centre Rouge), le désert de l’Australie (au sol de terre rouge donc).

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Uluru vu de l’avion

Le désert vu de l’avion

Pour s’y rendre depuis n’importe quelle grande ville d’Australie il vous faudra plusieurs heures d’avion. Pour ma part, je suis partie les deux fois de Sydney et j’ai atterri à l’aéroport de Yulara, la « ville » où se trouve Uluru. Il y a 3h de vol. Mais vous pouvez aussi choisir d’arriver à Alice Springs, la grande ville du Centre Rouge, qui est située plus au Nord et il vous faudra ensuite faire 5h de route pour arriver jusqu’à Uluru. Mais ce qui est cool c’est que vous croiserez Kings Canyon sur le chemin où il faudra absolument vous arrêter (sinon vous le regretterez, attendez la suite de l’article).
Ou alors, vous pouvez aussi être un foufou qui s’amuse à traverser tout le désert en van et qui croisera donc forcément Uluru sur son chemin. Bref, les possibilités sont multiples.

Où dormir à Ayers Rock ?

Le Ayers Rock Resort a été créé en 1984 pour accueillir les touristes après qu’il ait été décidé dans les années 70 de déplacer toutes les installations touristiques en dehors du parc pour respecter la faune et la flore qui avaient bien souffert du tourisme. C’est un complexe hôtelier où l’on trouve différentes options de couchage : de l’hôtel très luxe au campement pour les backpackers. Rassurez-vous cependant, peu importe l’option, il y a une piscine pour vous rafraîchir ;-)
C’est également une mini-ville avec une supérette, des restos, une poste, une pharmacie, etc. Il y a une navette qui fait le tour de la « ville » si jamais vous n’êtes pas logé près du « centre-ville ».
Je vous fais mon retour d’expérience plus bas dans l’article.

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Qu’y a t-il à voir et à faire à Uluru ?

A quelques kilomètres de là se trouve le parc national de Uluru/Kata Tjuta.
Car si l’on ne parle que de Uluru, figurez-vous que juste à côté se trouve une autre formation rocheuse qui n’est pas moins intéressante (sinon plus à mon avis) : les Monts Olgas ou Kata Tjuta en aborigène, qui signifie littéralement « Beaucoup de têtes ».
Vous payez votre entrée au parc pour plusieurs jours et là vous pouvez accéder aux deux sites qui sont séparés de 50 kilomètres l’un de l’autre (40 minutes de voiture).

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Uluru
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Kata Tjuta

Ces 2 sites sont des lieux sacrés chargés d’histoire pour les aborigènes. La gestion du parc est d’ailleurs conjointe entre les aborigènes et le gouvernement et il y a des règles à respecter comme celle de ne pas escalader Uluru car c’est très irrespectueux de la religion des aborigènes.
De toutes façons, depuis quelques mois, la rampe qui permettait d’escalader à été vandalisée et il n’est temporairement plus possible de monter sur le rocher.

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La rampe qui permettait de grimper sur Uluru

Pour les aborigènes, la géographie du pays est interprétée avec de nombreuses histoires qui font partie du « Dreamtime » qui est leur religion. Ainsi, chaque marque sur les rochers correspond à une histoire que l’on apprend en se promenant autour du rocher.

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Ah et petit détail : ne prenez pas vos baskets blanches préférées car il y a peu de chances qu’elles le restent (même après nettoyage à l’eau, la teinte orange a eu du mal à partir) :

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Non loin de Uluru se trouve Kings Canyon (320 km,  4h de route). Cela peut paraître loin mais en distances australiennes c’est la porte à côté ^^

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Kings Canyon

Kings Canyon est un must-see du Red Center donc ne faites pas comme moi la première année qui s’était juste renseignée sur Uluru et qui est passée à côté ! J’ai heureusement pu rectifier cette erreur lors de mon voyage cette année mais tout le monde n’a pas la possibilité de se rendre 2 fois dans le Red Center :)
Kings Canyon est situé entre Alice Springs et Uluru. Vous pouvez vous y rendre en allant de l’un à l’autre ou vous pouvez également booker des tours depuis Uluru pour aller à Kings Canyon (à la journée ou sur 2 jours) ou depuis Kings Canyon pour aller à Uluru.

Je vais publier un second article dédié à Kings Canyon car celui-ci est déjà bien trop long. Stay tuned ;)
Edit : vous pouvez lire mon article sur Kings Canyon ici.

Comment découvrir Uluru :

  • Tout d’abord je vous recommande de passer au Cultural Center afin d’apprendre un peu l’histoire d’Uluru, les légendes des aborigènes ainsi que la manière dont le parc est géré aujourd’hui. On peut aussi y acheter de l’art aborigène (peintures, sculptures, pyrogravures…). Pour ma part je suis extrêmement fan de la peinture aborigène et si je n’avais pas les moyens d’acheter une grande toile, j’en ai rapporté quelques petites.
  • Ensuite il y a plusieurs marches à faire autour du rocher pour observer les différentes marques et apprendre leur histoire. Il y a des panneaux explicatifs aux points d’intérêt.

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Mutitjulu Waterhole

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  • Un coucher de soleil : c’est LE moment où le rocher devient tout rouge sous les rayons du soleil couchant est c’est vraiment magique à observer. A ne pas manquer.

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  • Un lever de soleil : ici aussi, voir le soleil apparaître derrière le rocher est également très beau à voir. Il y a différent points de vue, soit près de Uluru :

Soit depuis la plateforme d’observation des Kata Tjuta où vous verrez Uluru au loin :

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Comment découvrir les Kata Tjuta ?

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Il y a 2 marches :

  • Walpa Gorge Walk qui est assez courte, comptez moins d’une heure.

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Et au milieu coule… un filet d’eau avec plein de têtards dedans ^^

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Ca vous donne une idée de l’échelle ^^
  • Valley of the Wind Walk qui vous emmène au coeur des Kata Tjuta (7 km pour la totalité). Si cela vous fait trop long, essayez au moins d’aller jusqu’au Karingana Lokoum (5 km) car la vue vaut vraiment le coup. Attention cependant, ça grimpe un peu, il vaut mieux être en forme (surtout s’il fait chaud).

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Les jolies fleurs du désert : Marie sur la gauche et une mignonne petite fleur rose à droite :)

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Hem.

La vue depuis le Karingana lookout :

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Karingana Lookout
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J’étais obligée ^^

Ensuite on descend au milieu des 2 monts et on fait un grand tour pour revenir au point de départ :

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J’ai été amusée de découvrir que j’ai pris exactement la même photo à 2 années d’intervalle. On voit clairement différence de végétation dont je parlais au début de cet article :

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2014
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2016
  • Le coucher du soleil sur les Kata Tjuta :

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Observer les étoiles dans le Red Center : 

Le ciel au milieu du désert est tout simplement magique à observer. Etant donné qu’il n’y aucune pollution lumineuse on voit extrêmement bien la voie lactée. Vraiment incroyable.

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Combien de temps faut-il y aller ?

Comptez 2/3 jours à Uluru histoire de :
– découvrir Uluru : 1 journée
– découvrir les Kata Tjuta : 1 journée
– voir un lever et un coucher de soleil

Mon retour d’expérience :

Comme je vous l’ai dit plus haut, j’adore le Red Center, j’adore Uluru et encore plus les Kata Tjuta et je pense qu’il est dommage de venir en Australie sans aller s’y promener :)

Le logement : 

Peu importe la catégorie, toutes les options de logement à l’Ayers Rock Resort sont globalement chères. N’oubliez pas que vous êtes en plein milieu du désert et que ça se paie.
La première année nous étions logés au Desert Gardens Hotel. Nous avions une chambre super grande avec 2 lits 2 places (!!), une grande salle de bain avec baignoire, une terrasse et une vue sur Uluru (en petit au loin) depuis la terrasse. L’hôtel est situé au coeur du resort, la piscine est jolie avec du gazon et des transats tout autour. Très bien donc, mais cher.
Nous avons aussi testé le restaurant de l’hôtel, Arnguli Grill, au petit-déjeuner et au dîner. C’était bon (pas extraordinaire non plus) et plutôt cher ^^

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Cette année nous avons testé le Ayers Rock Campground (le terrain de camping donc) avec notre tour organisé (je reviendrai dessus un peu plus loin) et le Outback Pioneer Hotel. Les 2 sont excentrés par rapport au « centre-ville » du resort mais une navette passe tous les quarts d’heure pour s’y rendre. Après, à moins d’avoir un besoin de faire du shopping, il n’est pas nécessaire de se rendre dans le centre-ville car sur le terrain de l’Outback Pioneer Hotel se trouvent plusieurs options pour manger : un restaurant avec vue sur la piscine, un bar, plusieurs snacks et même des barbecues pour cuisiner vos propres repas. J’ai même trouvé qu’il y avait une meilleure ambiance qu’au resort qui était un peu tout mort le soir. Dans le complexe de l’Outback Pioneer Hotel, c’était plus convivial. Le bar en extérieur et les barbecues communs n’y sont sûrement pas étrangers.
Au niveau de la qualité de l’hôtel, la chambre était également grande et la salle de bain un peu plus petite qu’au Desert Gardens Hotel mais largement suffisante (avec une baignoire). Nous n’avions pas de terrasse et nous étions donc un peu excentrés. C’est là que se joue la différence de prix. Car sinon niveau confort c’est relativement équivalent.
Donc si ça ne vous embête pas de prendre la navette (5 minutes de bus pour arriver au « centre-ville »), cette option est très bien pour faire des économies !

Le transport : 

La première fois que je suis venue, j’avais lu qu’il y avait des navettes qui partaient régulièrement du resort vers le parc. En arrivant, nous avons découvert que ces navettes coûtaîent super cher (je n’ai plus le prix en tête mais si nous voulions faire 2 allers/retours chaque jour cela allait vraiment faire monter la note qui était déjà salée entre le vol et l’hôtel sur place). Nous avons donc réservé une voiture de location mais impossible de l’avoir le jour de notre arrivée car elles étaient toutes louées. Nous avons dû attendre le lendemain et avons « perdu » une demie-journée. Comme nous étions « coincés » à l’hôtel, nous avons profité de la piscine et vu le coucher du soleil sur Uluru au loin pour le premier soir…

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J’étais trop fan de notre voiture :)

Donc conseil si vous visitez par vos propres moyens : pensez à louer une voiture, ce sera bien plus économique ! (avec une location faite à la dernière minute pour 3 jours, cela nous avait coûté 140€).

Les visites :

Comme je vous le disais plus haut, vous pouvez découvrir l’histoire d’Uluru et des Kata Tjuta par vous-même grâce au Cultural Center ainsi qu’aux différents panneaux explicatifs situés aux abords des sites. La première année, je m’en suis contentée.

J’avoue avoir apprécié cette année d’avoir un guide pour nous faire part de l’histoire (que je connaissais donc déjà) mais aussi nous donner plein de petites indications en plus sur les coutumes aborigènes ou les particularités géologiques des sites.
Bon après moi  je suis une bonne élève qui aime savoir tout sur tout et qui pose plein de questions donc clairement j’ai apprécié avoir un guide. Si ce n’est pas votre cas, clairement les panneaux seront suffisants.

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Notre guide était celui de notre tour de 3 jours mais vous pouvez également réserver des visites à la journée. D’ailleurs il y a des trucs un peu funky à faire comme les tours à dos de chameau, les vols au dessus des sites, les balades en 4×4…
Vous pouvez voir toutes les options sur Uluru.com.

Mon expérience en tour organisé

Nous avons choisi le tour 3 days camping tour organisé par Emu Run. Nous avons fait ce choix d’une part car nous voulions avoir la possibilité de dormir un soir à la belle étoile et comme nous n’avions pas de matériel de camping, au moins tout était fourni, et d’autre part car le tour incluait la visite de Kings Canyon.

Vous pouvez voir le détail du programme sur le site. N’hésitez pas à me poser des questions dans les commentaires si vous voulez que je vous donne des détails. Voici tout de même mes impressions sur ces 3 jours :

Notre groupe était principalement composé de Coréens, très gentils mais j’avoue que ce ne sont pas ceux avec qui nous avons le plus sociabilisé. Il y avait également 2 couples qui étaient en lune de miel et j’ai d’ailleurs bien sympathisé avec l’un d’eux (des américains) que j’ai revu plus tard sur Sydney. Super sympa, belle rencontre ! (si vous aimez faire des rencontres, pour ça les tours organisés c’est génial).

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Cette photo a été prise quelques minutes avant que le soleil ne daigne finalement montrer le bout de son nez et rende Uluru tout rouge (voir photo plus haut). Comme quoi il ne faut jamais désespérer ! (on aurait quand même été dégoûtés si le temps était resté couvert…)

Globalement, j’ai trouvé ce tour très bien organisé. Notre guide était sympa, il avait les réponses à nos questions, était détendu mais suffisamment sérieux et organisé à la fois. Il avait une enceinte portable et on pouvait proposer de le musique par exemple. La bouffe était convenable, variée (et toujours avec des crudités et des légumes au menu) et il y en avait suffisamment pour tout le monde. Tout le monde mettait la main à la pâte pour la préparation des repas et le nettoyage/rangement des différents lieux où nous avons séjourné. Pour la maniaque que je suis, ce respect des règles était très appréciable ^^

Dernier détail qui a son importance : partout où nous sommes allés les sanitaires étaient très propres. J’étais un peu inquiète, n’étant pas une grande adepte de camping mais aussi bien les toilettes que les douches, peu importe l’heure, c’était nickel, rien à redire.
Concernant notre bus, ce n’était pas un grand bus tout confort comme ceux de AAT Kings mais un mini-bus un peu plus baroudeur. Il y avait tout de même la clim et des rideaux pour se protéger du soleil. Après quand nous avons fait beaucoup de route pour aller à Kings Canyon nous nous sommes arrêtés 2 fois, cela permettait de se dégourdir les jambes.

Quelques anecdotes : 

Jour 1 : les mouches et la nuit à la belle étoile

Les mouches : c’est LE fléau quand vous allez dans le désert, particulièrement à cette saison, il y a plein de mini-mouches qui vous tournent autour et viennent se coller sur vous. Pour remédier à ce problème, des filets anti-mouches sont vendus un peu partout (pas cher). Alors oui, on a l’air ridicule, mais comme la majorité des gens en ont un, on s’en fout. Marie avait choisi le rose (il existait aussi en noir et en orange) et elle a regretté la couleur car elle altérait plus la vision que le noir en fait.
Pour ma part je me suis passée de filet les 2 fois que je suis allée dans le Red Center, j’ai largement survécu en chassant les mouches avec mes mains. A vous de voir si vous les supportez en arrivant !

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La classe et puis c’est tout.

La nuit à la belle étoile : Nous étions censés dormir dans un swag. Nous avions regardé ce qu’était un swag avant de booker le tour. C’est censé être une sorte de gros sac de couchage en toile épaisse avec matelas intégré et moustiquaire au dessus pour empêcher les bêtes de rentrer dedans. On dort ensuite dedans avec un sac de couchage classique. Manque de bol, quand notre guide nous a donné nos swags, ces derniers n’étaient pas équipés de « toit » avec moustiquaire.
J’avoue que je n’avais pas peur des bêtes avant d’aller me coucher. J’étais plus stressée par les dingos qui étaient susceptibles de venir renifler près de nous attirés par la nourriture… le guide nous a dit de mettre nos chaussures dans le swag car les dingos pouvaient nous les chiper. Sachant qu’un dingo c’est quand même un chien sauvage, j’étais moyen rassurée.
Tout le monde se couche, moi je décide de prendre des photos du ciel avec mon petit trépied. Je fais mes photos pendant un certain temps, tout le monde dort, c’est très calme sauf le vent qui fait souffler les toiles des tentes alentours. Je décide enfin de me mettre à dormir, je range mon appareil sur le côté de mon swag et vais pour m’allonger quand je sens un truc qui pique sous mon coude. Je me redresse d’un coup et là je vois à la lueur de ma lampe de poche de mon iPhone qu’il s’agit d’un scolopendre qui se faufile dans mon sac de couchage !!!!
Un scolopendre c’est une sorte de mille-pattes horrible et ça pique !! Je me demande comment le faire partir (je voulais le prendre dans mes mains mais j’avais peur qu’il me pique), je gigote beaucoup et d’un seul coup je ne le vois plus. J’inspecte partout dans mon sac de couchage et mon swag : rien.
Là a commencé une des nuits les plus longues de mon existence : je me demandais s’il n’était tout de même pas toujours dans mon sac de couchage, en même temps j’avais peur que d’autres bêtes y rentrent, du coup je ne voulais pas laisser dépasser un cm de peau de mon sac de couchage MAIS je mourrais de chaud car il devait faire pas loin de 30 degrés…
Ajoutez à ça la peur des dingos et le bruit du vent dans les toiles de tentes qui me faisait imaginer des tas de choses (Oui parce que quand même, j’étais en train de dormir dans le désert australien avec potentiellement des dingos, des serpents et des araignées mortelles… et des scolopendres !!!). Autant vous dire que je n’ai quasiment pas dormi de la courte nuit… mais je ne regrette tout de même pas, c’était bien magique de dormir sous les étoiles :)

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Jour 2 :  accident et perdus dans le désert

A peine partis d’Uluru pour rejoindre Kings Canyon, nous croisons des gens accidentés sur la route : leur 4×4 retourné sur le bas côté, leurs affaires éparpillées tout autour et donc ces 4 personnes choquées mais pas blessées gravement. On s’arrête, notre guide appelle les secours, 2 nanas de notre groupe qui étaient infirmières vont faire un check-up des accidentés… bonne ambiance quoi. En fait la route va tout droit mais les bas côtés sont un peu incurvés. Il suffit d’un écart pour faire un tonneau et c’est ce qui leur est arrivé. Apparemment les accidents sont hyper courants (raison de plus pour voyager en tour organisé ^^). Nous sommes repartis quand les secours sont arrivés.

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Photo par @Paingout

Ensuite, j’ai retenu que nous étions vraiment au coeur du désert car on ne captait absolument pas. C’est un détail mais quand même, de la fin de l’après-midi jusqu’au lendemain à l’arrivée à Kings Canyon, rien pas de réseau du tout.
Contrairement au campement de Ayers Rock qui était plutôt « construit », là nous étions vraiment dans la nature avec rien autour. Pour aller aux toilettes il fallait prendre un chemin de sable désert et sans lumière évidemment (ah il fallait nous voir les aventuriers avec nos téléphones en guise de lampe de poche !).
Un peu avant de me lever à 4h du matin, j’ai entendu des bruits pas très loin de nos tentes. Un bruit de gens qui font la fête : « wouhouhou !! » (vous voyez ?). Notre guide m’a ensuite appris que c’étaient les dingos qui hurlaient !!! Tellement étrange ce bruit !! C’était incroyable.
C’est d’ailleurs le seul bruit que font les dingos car contrairement aux chiens, figurez-vous qu’ils ne peuvent pas aboyer.

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Jour 3 : Priscilla folle du désert
Je vous raconterai Kings Canyon dans un second article mais si jamais vous êtes fan du film Priscilla folle du désert, sachez qu’il y a une scène culte du film qui a été tournée là-bas ^^

Le tour organisé VS le séjour en individuel

Le choix dépend de votre caractère et de vos moyens financiers. Le tour organisé coûte globalement moins cher qu’en individuel car le couchage, le transport et les repas sont inclus. Autant de postes qu’il vous faudra gérer un par un si vous êtes par vous-même. Bon après si vous êtes en van, vous avez déjà résolu 2 problèmes sur 3 ^^

Dans le tour organisé j’ai particulièrement apprécié le fait de ne pas avoir à conduire : cela permet de profiter pleinement du paysage. De plus, les distances sont longues en Australie et la route particulièrement monotone dans le Red Center. C’est agréable de pouvoir piquer du nez dans le bus quand on s’est levé à 4h du matin pour voir le lever de soleil ^^

A choisir entre différents tour je vous conseillerais tout de même de partir avec un groupe pas trop grand pour éviter l’effet troupeau. Notre groupe était composé de moins de 20 personnes et ça allait, on se connaissait tous et nous n’avions pas une grande inertie de groupe lors des marches.
Il faut savoir qu’à Uluru il y a différentes plateformes d’observations du coucher du soleil selon que vous êtes en groupe ou en individuel. J’ai testé les deux et évidemment il y a du monde sur les deux plateformes. En revanche, sur la plateforme des groupes, vous ressentez un peu plus l’effet touristique car en plus de votre groupe, il y en a aussi plein d’autres, plus ou moins grands et qui prennent l’apéro de manière plus ou moins chic (certains tour operators ont des nappes blanches qu’ils posent sur les tables de pique-nique ^^). Personnellement cela ne m’a pas trop dérangée car j’avais tout de même de la place pour faire mes photos et profiter mais je peux comprendre que cela dérange certaines personnes.

Après j’avoue que je pense avoir aussi particulièrement apprécié ce tour organisé car j’avais déjà fait le séjour individuel et bien pris mon temps la première fois. Mais c’est aussi propre à ma personnalité qui aime bien ne rien manquer…

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Coucher de soleil derrière les Kata Tjuta au loin

Je conclus ce (comme d’habitude) trop long article par cette photo que j’adore et qui résume parfaitement pour moi la sérénité que j’ai ressenti dans le Red Center. C’était en 2014, nous étions en train de quitter le parc après avoir assisté au coucher de soleil et sur la route alors que je conduisais je voyais ce spectacle sur le côté de la voiture. Nous nous sommes arrêtés et avons pris le temps de faire quelques photos de ce moment magique…

Peu importe la formule que vous choisissez, je vous recommande vraiment de faire un saut dans le Red Center si vous venez en Australie. C’est un incontournable selon moi.

A lire aussi : mon article sur Kings Canyon

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