J’ai adoré Papa Was Not a Rolling Stone

Ce mercredi sort un film que j’ai pu voir en avant-première et qui m’a beaucoup touchée : Papa Was Not a Rolling Stone.
Il s’agit de l’adaptation du livre du même nom par l’auteur du livre : Sylvie Ohayon (qui fait donc ici ses premiers pas de réalisatrice).

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Le synopsis :
Dans les années 80, Stéphanie grandit à La Courneuve auprès d’une mère absente et d’un beau-père brutal. Très vite, elle décide de se sortir de son quotidien morose. Grâce à l’amour de sa grand-mère, à ses lectures, sa passion pour la danse et pour Jean-Jacques Goldman, elle se débat dans cette cité colorée où l’amitié est primordiale. Un jour, elle le sait, Stéphanie quittera la cité pour mener la vie dont elle a toujours rêvé. Le film raconte l’histoire de cet envol.
Un film inspiré du livre autobiographique de la réalisatrice.

Je vous arrête tout de suite si vous pensez qu’il s’agit encore un film qui raconte comme la vie est dure dans les cités : ce n’est absolument pas le cas. Comme le dit le synopsis, c’est plutôt l’histoire d’un envol. Stéphanie se dit qu’elle ne fera pas sa vie dans la cité et, étant une très bonne élève à l’école, elle fait tout pour se construire un futur aux perspectives plus excitantes.

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Ce film m’a beaucoup touchée car il comporte beaucoup de similitudes avec ma vie ou celle de mes proches. L’histoire de Stéphanie ressemble un peu à celle de ma propre sœur : sa conception (je ne vous en dit pas plus, c’est dans le film), son année de naissance (1970), elle n’a jamais connu son père, sa passion de la danse… et si ma sœur a grandit dans les Yvelines comme moi, elle habite aujourd’hui à la Courneuve !! (ce qui est loin de la ravir…)

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Ensuite le fait de vouloir se construire un avenir plus rose que celui de ses parents, c’est mon histoire. J’ai moi aussi grandi dans un HLM dans une cité. Certes, elle n’avait de cité que le nom, il n’y a jamais eu de voitures brûlées dans mon quartier, tout juste je me suis fait voler plusieurs fois mon vélo dans ma cave… mais j’ai tout de même été exposée malgré moi à pas mal de scènes que l’on voit dans le film : les produits tombés du camion, les petits business de shit, la prison pour certains de mes proches (pour des petits trucs, je précise !)… rien de très grave mais avec le recul je me dis que certains pans de mon enfance étaient tout de même un peu… spéciaux.
Et justement, très jeune je me suis dit que je ne voulais pas vivre cette vie éternellement. Je ne voulais pas avoir la même vie que mes parents à galérer à cause de l’argent. Je voulais faire des études pour m’en sortir et avoir suffisamment d’argent pour ne plus m’en soucier. Je pense par ailleurs que le fait d’avoir vécu dans un univers un peu « border » parfois a également développé chez moi un grand sens de la justice totalement à l’opposé.
Et enfin, le côté « être la maman de sa maman », c’est quelque chose que j’ai pu et que je peux encore connaître parfois…

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Pour en revenir au film, j’ai aimé l’équilibre entre les côtés pas très drôles de l’histoire de Stéphanie, notamment avec son beau-père violent, et les côtés positifs avec sa passion de la danse, les moments avec ses amis. Dans les années 80, on était en plein dans la période « Touche pas à mon pote » et on voit bien ça dans le film. Tout le monde est pote, peu importe son origine, il y a une grande solidarité que l’on retrouve réellement dans ce genre de quartier.

J’ai trouvé la manière de Sylvie Ohayon de dépeindre la vie en banlieue, et a fortiori dans une cité, très juste et pas du tout dans l’exagération. Elle nous a d’ailleurs dit après le film que souvent les banlieusards lui disaient cela alors que ceux qui ne connaissent pas ont tendance à trouver qu’il y a des clichés.

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J’ai aimé replonger dans les années 80, découvrir le quotidien de Stéphanie qui m’a fait rire et pleurer aussi. Le tout sur fond de Jean-Jacques Goldman dont elle est totalement fan (et dont j’étais super fan aussi plus jeune). D’ailleurs il a enregistré une très jolie version acoustique de « Envole-moi » spécialement pour le film !
Et puis, ce film dépeint aussi une belle histoire d’amour entre Stéphanie et Rabah (qui est super mignon, ce qui ne gâche rien).

Au niveau des acteurs, si Doria Achour qui joue Stéphanie est parfaite dans son rôle, j’ai beaucoup aimé Soumaye Bocoum qui joue Fatima, sa meilleure amie. Elle est rigolote et touchante. C’est son premier film mais je suis sûre que ça ne sera pas le dernier !

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Aure Atika est très bien en mère qui ne fait pas bien le job. J’ai eu un peu plus de mal avec Marc Lavoine en beau-père violent. J’ai trouvé que c’était un rôle qui ne lui collait pas très bien à la peau alors qu’il semblerait au contraire qu’il soit plutôt familier de ce genre de personnage…

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Quant à Rabah Naït Oufella qui joue Rabah, en plus de le trouver beau, je l’ai trouvé très bon dans son rôle de petit-ami.

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Je termine cet article par deux anecdotes au sujet du film :
– Kamel Ouali fait une apparition en tant que « dénicheur de talent » lors d’un stage de danse de Stéphanie et dans son cours de danse il y a justement un danseur qui s’appelle Kamel et qui est très doué. En fait, la réalisatrice faisait réellement de la danse avec Kamel Ouali à la Courneuve et il était effectivement très doué ^^
– la réalisatrice a effectivement réalisé son rêve d’écrire des slogans publicitaires et elle a notamment écrit deux slogans très connus : « Regardez-moi dans les yeux, j’ai dis dans les yeux » pour Wonderbra et « Faire du ciel le plus bel endroit de la terre » pour Air France.

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir Papa Was Not a Rolling Stone, vous passerez un super moment à rire et peut-être à pleurer (bon moi j’ai pleuré pendant 5 minutes à la fin mais on va dire que je suis sensible ;)) et vous en ressortirez enrichi d’une belle histoire :)
Moi je compte aller le revoir avec ma sœur !

Et cerise sur le gâteau : j’ai 5×2 places de cinéma pour aller voir le film + 5 exemplaires du livre « Papa Was Not a Rolling Stone de Sylvie Ohayon à vous faire gagner !!
Dites-moi quel(le) chanteur/chanteuse a marqué votre enfance/adolescence dans les commentaires et je tirerai 5 gagnants au sort. Vous avez jusqu’à jeudi 9 octobre 2014 à 23h59 !

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15 Comments

  • Ah bah ça tombe bien, j’ai justement vu Marc Lavoine présenter le film l’autre jour sur D8 (je n’en avais pas DU TOUT entendu parler avant) et, même si je ne gagne pas, ton article me conforte dans l’envie d’aller le voir !

    Pour ce qui est de mon enfance, c’est sans hésiter Jeanne Mas (oh ça va, c’est pas comme si ma réputation musicale était encore à faire…) qui avant même Patrick Bruel passait en boucle dans ma chambre !

  • Merci ton article donne envie de voir le film.. même si Marc Lavoine en bp violent comme toi ça le fait moyen.
    Pour moi c’est pas un chanteur (même si j’ai adoré Goldman & Bruel) mais un groupe dont j’étais folle : New Kid On The Block.. j’aurais fait n’importe quoi pour les voir.. .
    Step by Step Oh baby Gonna get to your girl !!!!! Allez je stoppe mon délire !

  • Je n’aurai jamais pensé à regarder ce film j’avoue mais ta description me touche beaucoup.
    Du coup je veux bien jouer pour les places. Comme tu le sais moi c’est sûrement Mariah carrey (dans le genre pop sinon toutes les chanteuses de jazz) qui rime avec 80’s enfin 90’s pour mon adolescence. Elle est et sera toujours kitsch toujours trop mais j’adore sa voix. C’est elle qui me donne envie de chanter à tue tête.
    Biz

  • Oh, ça me donne vraiment envie de voir ce film!! Comme toi, j’étais fan de Goldman (et je le suis toujours!), ensuite ça a été Bruel…
    Merci pour ce joli concours!

  • Je n’avais pas entendu parler de ce film avant de voir Marc Lavoine venir le présenter dans TPMP. Les membres de l’équipe étaient tous élogieux à son sujet, et ton article me conforte dans l’idée que c’est un film à voir.
    Sinon, pour le chanteur qui a marqué mon adolescence, c’est Bono, U2 en général quoi. Depuis mes 13 ans, je n’en ai pas démordu, et je suis toujours comme une ado à chaque sortie d’album ou à chaque tournée, mais ça va, je le vis bien ! :-D

  • J’avais entendu parler de ce film et ton article me donne encore plus envie de le voir!
    C’est sympa d’avoir ton point de vue et j’aime beaucoup les deux anecdotes.
    Si je devais choisir un chanteur de mon adolescence, je dirais Bruel (mais aussi Goldman).

  • pour moi qui suis de banlieue et qui regrette de ne pas avoir connu ces époques,avec cette ambiance de solidarité et de fraternité malgré les origines diverses et variées que les « anciens » nous montrent, ce film me tente bien!
    ce fut une phrase trs longue mdr ça va pas me dépayser de chez moi mais ce film aura peut-être le mérite de montrer que la dertermination et les rêves sont des choses auxquelles on doit croire quoiqu’il arrive

  • BOnjour
    Votre parrallèle entre le film et votre vie est touchant !!!! il me donne envie de découvrir ce film et la conception de votre soeur
    j’ai beaucoup aimé Kim Wilde pendant mon adolescence et je me souviens avoir appris dans la cour de récré le décès de Balavoine avec tristesse
    je tente ma chance
    merci et bonne soirée

  • Bonjour,
    votre article donne effectivement envie de voir le film.Mais gagner le livre me ferait super plaisir!Me plonger dans les années 80, enfance, adolescence…Et puis, les baskets de Doria Achour sur l’affiche…Que de souvenirs!!! Et je pense que JJ Goldman , mais aussi D Balavoine sont quand même emblématiques pour cette période en France…
    Merci pour ce concours (et la découverte de l’Australie…dans vos articles précédents).
    Belle journée.

  • bonjour,
    c’est vrai que ça donne envie de le voir ou de le lire, ou même les deux.
    j’ai eu ma période Cabrel, puis Madness, The Cure, et surtout la plus longue fut la période Alain Souchon, rame, rame, rameurs ramez…
    merci pour ce chouette giveaway et à bientôt.

  • C’est sympa de tomber sur cette article plusieurs mois après la sortie du film, ça me rappelle qu’en effet je l’ai beaucoup aimé, même si j’ai grandi loin des banlieues certaines situations m’ont rappelé mes années lycées, qui pourtant n’étaient pas dans les années 80. Les personnages sont touchants, et comme toi j’ai versé des larmes.

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